Le Bien Public du 21/03/2015

Côte-d'Or - Social Groupe BPCE Bourgogne : les syndicats « passent à la carte »

L’intersyndicale annonce adresser une “carte du refus” à la direction du groupe BPCE sur laquelle est évoqué le « ras-le-bol » généralisé des salariés.

"Quelques jours (le 9 mars) après l’annonce de leur participation à un mouvement de grève et de rassemblement pour la journée du mardi 24 mars, les syndicats du groupe Banque populaire et Caisse d’Épargne (BPCE) Bourgogne-Franche-Comté (réunis en intersyndicale pour la première fois : CFDT, CFTC, CGT, FO, CFE-CGC/SNB, SUD solidaire et UNSA) semblent plus « remontés » que jamais : « Dès qu’il s’agit de rémunérations et de conditions de travail, les dirigeants du groupe ont tendance à fuir la réalité.

Ainsi, ils disent que tout va bien pour le personnel et les clients (enquêtes d’opinion). La réalité du terrain est cependant bien différente. Les médecins du travail ou les experts indépendants le confirment », dénonce un communiqué.

« Éloigné du quotidien des salariés, perclus par les certitudes du “sachant” et sans doute mal secondé sur la chose sociale, F. Pérol (le patron du groupe, ndlr) n’entend rien de ce constat alarmant.

Les salariés du groupe BPCE vont l’éclairer en lui adressant massivement la “carte du refus” ! Une carte (postale) mise à disposition des salariés . Au recto, le message est clair, évoquant sans ambiguïté le ras-le-bol généralisé. Au verso, six des principales récriminations des salariés qui illustrent le propos.

Adeptes du rapport de force, nos dirigeants sont les promoteurs d’un management d’un autre âge. En cela, ils tournent le dos à ce qui caractérise les entreprises performantes. » Un mécontentement qui prendra la forme de rassemblements un peu partout en France, mardi prochain. À Dijon, il aura lieu dès 10 heures devant le siège de la Caisse d’Épargne, au rond-point de la Nation. La direction modère Contactée hier, la direction locale de la BPCE a tenu à marquer « ses distances » avec ce conflit. « Les discussions sont nationales et à ce jour, les revendications ne nous concernent pas en Bourgogne-Franche-Comté. Nous n’avons donc aucune idée de l’ampleur de la mobilisation pour ce mardi 24 mars. Du reste, pour ce qui touche aux conditions de travail, nous avons mis en place, dans la région, un comité qualité de vie au travail. Et pour le volet rémunérations, et alors que nous savons déjà que le niveau d’intéressement sera maintenu, nos propres négociations régionales ont débuté ce vendredi, et on ne peut aujourd’hui préjuger de leur issue. »